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Barèmes 2026 31 termes

Lexique du bulletin de paie

Ce que signifient les sigles de votre fiche de paie, avec le taux appliqué et le montant que cela représente. Les chiffres sont calculés sur un salaire de 2 500 € brut, statut non cadre, sans mutuelle — ils bougent avec votre situation, pas les définitions.

Les trois nets qu’il ne faut pas confondre

C’est la confusion la plus coûteuse, et elle tient en trois lignes du même bulletin. Sur 2 500 € brut :

Net avant impôt 1 979 € ce qui reste après cotisations
Net imposable 2 050 € la base de l’impôt — supérieure au net
Net à payer 1 882 € ce qui arrive sur le compte

Le net imposable dépasse le net à payer de 71 € : la CSG non déductible et la CRDS y sont réintégrées alors que vous ne les avez jamais perçues. Vous payez donc de l’impôt sur une somme que vous n’avez pas touchée — c’est la règle, et c’est la question qui revient le plus souvent.

Ce qui est retiré de votre brut

CSGContribution sociale généralisée

Prélèvement qui finance la protection sociale — maladie, famille, dépendance. Elle ne s’applique pas au brut entier mais à une fraction de celui-ci, et elle se scinde en deux parts qui n’ont pas le même effet sur votre impôt.

6,8 % + 2,4 % sur 98,25 % du brut

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CSG déductible

La part de CSG qui vient en déduction de votre revenu imposable. Elle est prélevée sur votre paie et, en contrepartie, le fisc ne la compte pas dans ce que vous avez gagné.

6,8 % — 167,03 € sur le cas de référence

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CSG non déductible

La part de CSG que le fisc compte quand même dans votre revenu imposable, bien que vous ne l’ayez jamais touchée. C’est la raison principale pour laquelle votre net imposable dépasse votre net à payer.

2,4 % — 58,95 € sur le cas de référence

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CRDSContribution au remboursement de la dette sociale

Créée en 1996 pour résorber la dette de la Sécurité sociale, et reconduite depuis. Comme la CSG non déductible, elle ne réduit pas votre revenu imposable : vous payez de l’impôt sur une somme que vous n’avez pas perçue.

0,5 % — 12,28 € sur le cas de référence

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Assurance vieillesse

La cotisation retraite de base. Elle a deux étages : une part plafonnée, qui cesse au-delà du plafond de la Sécurité sociale, et une part déplafonnée qui s’applique à tout le salaire. C’est pourquoi un salaire qui franchit le plafond est proportionnellement moins ponctionné.

6,9 % sous le plafond, 0,4 % sur la totalité

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Agirc-Arrco

Le régime de retraite complémentaire obligatoire des salariés du privé, qui s’ajoute à la retraite de base. Il fonctionne par points et applique deux taux selon la tranche de salaire.

3,2 % en tranche 1, 8,6 % en tranche 2

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CEGContribution d’équilibre général

Cotisation qui finance l’équilibre du régime Agirc-Arrco, notamment les départs anticipés. Elle ne crée aucun point de retraite : vous la payez sans qu’elle augmente votre pension future.

0,9 % en tranche 1, 1,1 % en tranche 2

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CETContribution d’équilibre technique

Cotisation supplémentaire qui ne concerne que les salariés dont la rémunération dépasse le plafond de la Sécurité sociale. Elle non plus ne génère pas de points.

0,1 % au-delà d’un plafond

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APECAssociation pour l’emploi des cadres

Cotisation réservée aux cadres, qui finance l’accompagnement à l’emploi des cadres. C’est la seule cotisation salariale réellement spécifique au statut cadre — et elle est minuscule.

0,024 % — quelques centimes par mois

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Les différents « nets » du bulletin

Net à payer

La somme effectivement virée sur votre compte, après cotisations et après prélèvement à la source. C’est le dernier chiffre du bulletin, et le seul qui corresponde à un mouvement bancaire.

1 882,35 € pour le cas de référence

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Net avant impôt

Ce qui reste après les cotisations, mais avant l’impôt. C’est le montant que ce site affiche par défaut, parce qu’il ne dépend pas de votre situation fiscale personnelle.

1 978,99 € pour le cas de référence

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Net imposable

La base sur laquelle le fisc calcule votre impôt. Il est SUPÉRIEUR au net à payer, ce qui surprend souvent : la CSG non déductible, la CRDS et la part patronale de la mutuelle y sont réintégrées alors que vous ne les avez pas perçues.

2 050 € contre 1 979 € de net, soit 71 € d’écart

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Net social

Montant normalisé qui figure sur les bulletins depuis 2023. Il sert de référence aux organismes sociaux pour calculer vos droits — RSA, prime d’activité. Il ne se confond ni avec le net à payer, ni avec le net imposable.

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Prélèvement à la source

L’impôt sur le revenu retenu directement par l’employeur. Le taux appliqué est transmis par l’administration fiscale et tient compte de l’ensemble des revenus de votre foyer : ce site ne peut donc qu’en produire une estimation.

4,7 % estimé sur le cas de référence

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Assiettes, tranches et plafonds

Assiette

La base de calcul d’une cotisation. Toutes les cotisations ne portent pas sur le même montant : la CSG s’applique à une fraction du brut, la retraite complémentaire à des tranches. Lire un bulletin, c’est d’abord lire des assiettes.

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PMSSPlafond mensuel de la Sécurité sociale

Le seuil qui découpe le salaire en tranches. Il sert de référence à de nombreuses cotisations et prestations. Au-delà, la cotisation vieillesse plafonnée cesse de s’appliquer.

4 005 € par mois

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PASSPlafond annuel de la Sécurité sociale

La version annuelle du plafond mensuel. Il sert de repère à la plupart des seuils sociaux et fiscaux.

48 060 € par an

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Tranche 1 et tranche 2

Le découpage du salaire pour la retraite complémentaire. La tranche 1 va jusqu’au plafond de la Sécurité sociale, la tranche 2 s’étend au-delà, avec un taux nettement supérieur.

T1 jusqu’à 4 005 €, T2 au-delà

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Abattement pour frais professionnels

La déduction forfaitaire de 10 % appliquée à vos salaires avant le calcul de l’impôt. Elle est plafonnée, et vous pouvez lui préférer vos frais réels si ceux-ci sont supérieurs.

10,0 %, entre 504 € et 14 426 € par an

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Du côté de l’employeur

Coût employeur

Le montant total qu’un salarié représente pour l’entreprise : le brut plus les cotisations patronales, moins les exonérations dont elle bénéficie. C’est le chiffre sur lequel raisonne votre interlocuteur en entretien.

3 154 € pour le cas de référence

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RGDURéduction générale dégressive unique

L’allègement de cotisations patronales sur les bas salaires. Il est maximal au niveau du SMIC et décroît à mesure que le salaire monte. Conséquence peu connue : augmenter un bas salaire coûte relativement plus cher à l’entreprise, puisque chaque euro de hausse fait perdre une part de l’exonération.

434 € d’allègement sur le cas de référence

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Taux patronal effectif

Le rapport entre les cotisations patronales réellement payées et le salaire brut, exonérations comprises. Il n’a rien d’une constante : il varie du simple au décuple entre le SMIC et un salaire élevé.

26,2 % pour le cas de référence

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Statuts, grilles et conventions

IDCCIdentifiant de convention collective

Le numéro à quatre chiffres qui identifie votre branche. Il figure sur votre bulletin de paie et permet de retrouver le texte applicable, avenants compris.

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Coefficient

Le niveau qui vous est attribué dans la classification de votre convention, et qui détermine votre salaire minimum. Il prime sur votre intitulé de poste : c’est lui qu’il faut vérifier avant de contester une rémunération.

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Minimum conventionnel

Le salaire plancher fixé par votre branche pour votre coefficient. Il est opposable à l’employeur — sauf lorsqu’il est passé sous le SMIC, auquel cas c’est le SMIC qui s’applique.

jamais inférieur au SMIC, soit 1 867 € brut

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SMICSalaire minimum interprofessionnel de croissance

Le salaire minimum légal, en dessous duquel aucun salarié ne peut être payé, quelle que soit sa branche ou son ancienneté.

1 867 € brut par mois, 12,31 € de l’heure

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Indice majoré

La façon dont se calcule le traitement d’un agent public : un indice multiplié par une valeur de point. Rien à voir avec un salaire négocié — et c’est pourquoi les fiches des métiers publics de ce site n’affichent pas de conversion brut/net privée.

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Fin de contrat et chômage

SJRSalaire journalier de référence

La base de calcul de l’allocation chômage, obtenue à partir des salaires de la période de référence rapportés aux jours calendaires. L’allocation journalière en découle, puis le versement mensuel.

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AREAllocation d’aide au retour à l’emploi

L’allocation chômage proprement dite. Elle est calculée par jour, puis versée sur une base forfaitaire de trente jours par mois, quel que soit le nombre réel de jours du mois.

versée sur 30 jours par mois

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Indemnité légale de licenciement

Le minimum dû en cas de licenciement, à partir de huit mois d’ancienneté. Votre convention collective prévoit souvent mieux : c’est alors elle qui s’applique.

8 mois d’ancienneté minimum

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Rupture conventionnelle

La rupture d’un commun accord entre employeur et salarié. Elle ouvre droit à une indemnité quelle que soit l’ancienneté, contrairement au licenciement, et donne accès à l’allocation chômage.

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Un mot qui manque ?

Ce lexique couvre les termes que ce site emploie dans ses calculs. Pour une question qui dépasse la lecture du bulletin — un litige, une régularisation, un doute sur votre classification — la page qui contacter indique l’organisme compétent selon la situation.

Les taux affichés proviennent des barèmes 2026 synchronisés sur le modèle officiel de l’Urssaf ; leur écart mesuré est publié sur la page vérification.